La Propolis

Propolis – une résine antibiotique

Provenance de la propolis

La propolis est une substance résineuse récoltée par les abeilles sur les bourgeons et les écorces de certains arbres : bouleau, peuplier, saule, chêne, frêne, marronnier, sapin, pin, épicéa.

C’est une substance que l’abeille récolte non pas pour sa nutrition. On peut plutôt la considérer comme un médicament de la ruche. Les abeilles enduisent avec la propolis les surfaces intérieurs de la ruche pour limiter les invasions microbiennes, elles l’utilisent pour limiter la taille de l’entrée de la ruche.

Sa consistance est dure et friable, sa couleur varie principalement au sein des bruns (mais il existe aussi des vertes, des rouges), son odeur est aromatique. Quand elle est chauffée dans les mains, elle devient souple et flexible.

Les abeilles récoltent la résine avec leurs mandibules et l’entassent dans les corbeilles de leurs pattes postérieures. A leur retour à la ruche, les ouvrières récupèrent la résine, la mélangent avec de la cire, du pollen et leurs enzymes, ce qui forme une sorte de « mastic » qui sera utilisée par les abeilles-maçonnes pour colmater les différents endroits de la ruche, la protéger des courants d’air, des microbes et des champignons.

Pour la récolter, les apiculteurs grattent les cadres, les parois et les grilles de la ruche. La quantité récoltée naturellement est variable en fonction, entre autres, du caractère des abeilles (plus ou moins amatrices du colmatage), elle peut se situer entre 100 g et 300 g par ruche par an. La récolte peut être stimulée et augmentée en mettant une grille spéciale.

 

La qualité de la propolis est essentielle. Elle doit être indiquée 100% naturelle et récoltée par les apiculteurs qui n’utilisent pas de traitements chimiques pour leurs ruches et sont installés dans des endroits non-pollués.

Composition et utilisation thérapeutique de la propolis

Grâce aux composés phénoliques et terpéniques (composés aromatiques des plantes) qu’elle contient, mais aussi grâce aux nombreux flavonoïdes, à la vitamine C et aux minéraux et oligo-éléments qui la composent, la propolis a des propriétés antibactériennes, antivirales et antifongiques.

On peut ainsi dire que la propolis est un « antibiotique » naturel.

Bien que la propolis soit déjà bien connue et utilisée en ancienne Grèce et ancien Rome, ainsi que chez les Incas qui s’en servaient pour traiter les inflammations avec fièvre, son utilisation thérapeutique moderne reste relativement récente, depuis le milieu du XX siècle. Elle était utilisée par les cliniques soviétiques pour soigner les blessés pendant la seconde guerre mondiale. Avec la popularisation des antibiotiques, l’intérêt pour la propolis et son utilisation par la médecine conventionnelle est rendu à néant. Cependant, les recherches pharmacologiques et cliniques, effectuées in vivo et in vitro, confirment ses propriétés, tant en médecine humaine que vétérinaire.

Les études réalisées par le biais d’un antibiogramme montrent que les souches des germes pathogènes présentent quasiment la même sensibilité à la propolis et aux principaux antibiotiques. Elle est très intéressante dans les bactéries de type Staphylococus, Streptococus, Bacillus, E.coli, Pseudomonas, Mycobactérium, Hélicobacter pylori … Et sur les champignons, notamment Candida albicans.

D’après certaines études, il semblerait qu’elle aurait une action anti-carcinogénique, notamment sur le mélanome et le carcinome (tumeurs malignes qui se développent à partir des cellules de la peau).

Elle sera très utile pour la stimulation du système immunitaire, pour les affections ORL et pulmonaires (otites, rhinite, rhinite allergique, sinusite, angine, laryngite, trachéite, rhume, enrouement, bronchite…)

Son autre préconisation concerne les problèmes affectant la bouche : caries, gingivite, glossite, aphtes, herpès labial…

Grâce aux flavonoïdes et aux esters de l’acide caféique (composé présent dans les plantes permettant la synthèse de la lignine), elle permet de réduire la perméabilité des capillaires sanguins. Elle sera donc utile en cas de couperose, de varicosités, de varices, d’hémorroïdes, d’oedèmes …

Grâce aux différentes vitamines, minéraux et oligo-éléments qu’elle contient et toujours grâce aux flavonoïdes, elle permet de régénérer les tissus lésés. Elle sera très utile dans les ulcères gastriques, mais aussi pour les brûlures, blessures, engelures, crevasses, ampoules, abcès, furoncles, ulcères variqueux, escarres, eczéma, psoriasis, verrues, cors, durillons et zona.

Les études russes et bulgares parlent de son utilisation gynécologique, ophtalmologique (extrait aqueux) et auriculaire. Elle aurait également une action anesthésiante supérieure à la cocaïne, sans présenter les inconvénients de celle-ci.

La propolis peut s’utiliser en parallèle d’un traitement médicamenteux.

Précautions d’utilisation de la propolis et contre-indications

Il peut y avoir un risque d’allergie croisée, lorsque les personnes réagissent au baume de tigre ou au peuplier baumier.

La propolis peut également provoquer quelques diarrhées légères. Dans ce cas, il suffit de réduire les doses de consommation.

Elle peut aussi, au contact de la peau, provoquer des allergies et des dermatites. Il convient donc de l’utiliser avec précaution.

Formes galéniques de la propolis

La propolis s’utilise autant par voie interne que par voie externe.

On trouve la propolis sous différentes formes galéniques :

  • Pure en morceaux à sucer (possible de mâcher si elle ne colle pas trop aux dents)
  • En poudres sous forme de gélules, comprimés, capsules
  • En extrait aqueux sous forme de gouttes, d’ampoules
  • En extrait alcoolique sous forme de gouttes, d’ampoules
  • En sirops,
  • En sprays nasaux ou collutoires buccaux,
  • En aérosols,
  • En suppositoires,
  • En élixirs, en extraits huileux,
  • En pastilles, gradées, gommes,
  • En pommades, crèmes, gels,
  • En dentifrices…

Elle est également adjuvante ou principe actif dans certains cosmétiques.

Elle entre par ailleurs dans de nombreux compléments alimentaires en synergie avec d’autres principes actifs. Voici quelques exemples de son association avec d’autres produits naturels :

  • Fatigues, asthénie, convalescences : propolis + baies/jus de goji ou ginseng
  • Maladies infectieuses : propolis + échinacée
  • Cicatrisation : propolis + aloe vera

Vision sensible

Nous pouvons faire un parallèle entre la fonction de la propolis dans l’organisme-ruche et sa fonction dans l’organisme humain (ou animal).

Dans l’organisme-ruche la propolis sert à rendre harmonieux l’habitacle-ruche en l’individualisant, en liant certains éléments, en mettant une barrière à d’autres. C’est donc une substance formatrice et adaptogène. Elle participe à équilibrer les données vitales telles que la qualité d’air et le degré d’accès d’air à la ruche, sa teneur en substances antiseptiques. C’est aussi une substance protectrice qui défend l’organisme-ruche des intempéries, des bactéries, des champignons, des animaux qui peuvent y pénétrer (les abeilles peuvent couvrir une souris morte à l’intérieur de la ruche par la propolis, afin qu’elle ne soit pas source de bactéries nuisibles).

Si l’on considère la maison-ruche ou le tronc d’arbre comme un habit de l’organisme-ruche, la propolis serait alors en quelque sorte sa peau. Elle peut aussi être vue comme une membrane protectrice d’une cellule vitale.

D’une façon semblable, la propolis va participer à l’homéostase (équilibre des systèmes) de l’organisme humain (ou animal), elle va servir à sa purification, sa protection des agents pathogènes, et stimuler son énergie vitale, son immunité.

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